Croisière 2026 Non classé Seule autour du monde
Parfois, le vrai luxe n’est ni une escale, ni un dîner, ni une vue sur l’océan…
22 & 23 février 2026 – En mer
Je suis sur cette croisière de rêve mais… je n’arrive toujours pas à prendre mes marques. Mon corps parle à ma place. Mal de gorge revenu sans prévenir. Aphtes. Douleur au mollet qui s’installe. Comme si mon énergie s’effilochait malgré les vitamines quotidiennes, malgré mes efforts pour rester forte. Depuis cette douleur au mollet, je ne vais plus au sport. Et cela me manque plus que je ne l’aurais imaginé. Le mouvement me manque. La sensation d’être vivante dans l’effort me manque. Alors je me réfugie ailleurs, les massages qui apaisent, la lecture qui ouvre des mondes et l’écriture de mon autobiographie… comme si mettre des mots me permettait de remettre de l’ordre dans mes tempêtes. Et puis… je l’avoue… je me suis mise à Candy Crush. Peut-être une façon légère d’aligner des couleurs quand l’intérieur, lui, cherche encore son harmonie. En fin de journée, un message annonce un dîner polynésien. Pas de restaurant ce soir. Direction le buffet du 13e. Toujours entourée de mes Canadiens qui m’apportent un peu de chaleur. Et heureuse de savoir que Michel me rejoint.
Et là…Magnifique. Deux énormes thons dressés comme des trésors océaniques. Du poisson cru au lait de coco, parfumé au citron vert. Du fafa aux feuilles de taro délicatement mijotées. Du uru rôti, ce fruit à pain nourricier des îles. Des plateaux colorés où l’on devine le gingembre, la vanille, la mangue, l’ananas… Des serveuses habillées en vahinés, fleurs dans les cheveux, sourires solaires. Une ambiance douce, vibrante, presque cérémonielle. Tout compte fait… mieux qu’au restaurant. Plus généreux. Plus vivant. Et puis je dois bien l’avouer… les menus proposés au restaurant n’ont rien à voir avec 2025.
Puis vient le moment que j’attendais. Opéra. Puccini. Impossible de rater cela. Moi qui adore l’opéra… Michel me suit. Et lorsque les premières notes s’élèvent…Je ne suis plus sur un bateau. Je ne suis plus fatiguée. Je ne suis plus ce corps un peu douloureux. Je deviens musique. Les voix montent, puissantes, presque irréelles. Elles traversent la salle comme des vagues émotionnelles. Je pense à Tosca, à La Bohème, à ces héroïnes passionnées qui aiment jusqu’à se consumer. Avec Giacomo Puccini, tout est intensité. Tout est amour. Tout est vertige. Et moi… Je rêve. Je vole. Je flotte entre le réel et l’imaginaire. C’est un moment suspendu. Un moment privilégié. Comme si l’âme retrouvait son altitude.
Je choisis de ne pas aller danser à la soirée années 2000. Je suis d’ailleurs habillée en polynésienne… un peu hors thème, un peu hors cadre, d’autant plus que cela peut être à nouveau perçu comme de la provocation…Direction le 14e pour les cartes. Et j’ai bien fait. La soirée se termine en beauté. Rires. Découverte d’un nouveau jeu. Complicité simple. Une chaleur humaine qui répare doucement ce que la journée avait fragilisé. Alors oui…Je montre le soleil. Mais parfois, derrière la lumière, il y a une mer un peu plus agitée.
Et peut-être que le vrai rêve n’est pas de faire croire que tout va bien…Mais de continuer à chercher la beauté, même quand l’intérieur vacille un peu.
En cette deuxième journée en mer, je savais déjà que je me réveillerais… just in time. Entre la toux qui ne me quitte plus, les Doliprane pris presque machinalement, et ce bruit constant dans la cabine un mélange de vibrations sourdes et de claquements métalliques le sommeil devient un territoire fragile. 8h00. Rendez-vous chez le coiffeur. Je m’habille presque en courant, attrape un petit déjeuner rapide, espérant secrètement mon orange pressée pour me redonner un peu de lumière intérieure. Mais la machine placée à l’arrière bateau est toujours en panne… depuis au moins un mois. Une panne minuscule… mais qui finit par symboliser ces petites choses qui s’accumulent. Puis enfin… la décontraction. Le salon devient une parenthèse. Nous commençons à très bien nous connaître, mon coiffeur mauricien et moi. Entre confidences légères et éclats de rire, le temps s’adoucit. Il y a dans ces moments simples quelque chose de précieux : une humanité sincère au milieu du décor flottant. Passage ensuite au bar du 5e pour mon ginger ce mélange chaud et piquant qui tente d’apaiser ma gorge rebelle. Toujours cette sensation de fragilité. Comme si mon corps voulait ralentir le rythme que je m’impose. Je zappe la conférence sur la Nouvelle-Zélande. Le lieu me plaît moyennement, alors approfondir ne m’attire pas vraiment. Peut-être est-ce aussi mon humeur du jour. Il y a des endroits qu’on admire… sans forcément les ressentir.
Je termine la matinée à écrire mon blog. Mettre des mots, encore. Toujours. Et puis je discute longuement avec un ami marseillais, Christian, rencontré à bord évidemment, grand supporter de l’Olympique de Marseille. Et là… il y a matière à débat. Changement d’entraîneur. Matchs perdus. Espoirs déçus. Passion intacte. Il parle de son club comme on parle d’une histoire d’amour compliquée. On critique, on râle… mais on reste fidèle. Finalement, le football et la vie se ressemblent parfois : on traverse des saisons plus difficiles, on doute, on s’impatiente… et pourtant on continue d’y croire. La mer, elle, poursuit sa route. Imperturbable. Et moi, au milieu de cette journée ordinaire en apparence, j’essaie de trouver l’équilibre entre ce corps un peu fatigué et ce cœur qui veut encore vibrer. Peut-être que le rêve, aujourd’hui, ne réside pas dans les grandes émotions…Mais simplement dans un fou rire chez le coiffeur, un ginger brûlant, une discussion passionnée sur Marseille, et quelques lignes écrites face à l’océan.
Après un court déjeuner, je me dis que je vais enfin m’accorder une sieste. Juste une heure. Juste un peu de silence. À peine mes yeux se ferment…À peine mon corps commence à se relâcher… Les bruits reprennent. Roulements sourds. Chariots métalliques. Claquements. Comme une coulisse permanente sous ma cabine. Je ne m’en sors pas. Le sommeil devient une lutte. Et plus j’essaie de m’endormir, plus je me sens éveillée. Comme si le bateau, lui, refusait que je m’abandonne. Je prends alors le “Daily report” et je m’aperçois que Camelia, responsable des francophones chez MSC Croisières, tient une permanence à 16h00. Puisque dormir semble mission impossible… autant agir. Je prépare un petit dossier. Photos de la cabine. Photos du local service. Photos du local cuisine. Et j’explique cette gêne permanente : les chariots qui roulent dès 5h30 du matin employés MSC en pleine activité et qui continuent l’après-midi, sans pause réelle. Ce n’est pas un bruit occasionnel. C’est un fond sonore constant. Une fatigue qui s’ajoute à la fatigue. Je rassemble les éléments presque méthodiquement. Comme si organiser le problème me redonnait un peu de contrôle. Et puis, entre deux clichés, une pensée presque ironique me traverse : proposer de travailler pour MSC…
Ou alors descendre dormir près de la réception avec ma couette ! L’image me fait sourire malgré tout. Moi, installée discrètement dans un coin du hall, enveloppée dans ma couverture, au milieu des passagers élégants. Il y a quelque chose d’absurde… et de profondément humain dans cette idée. Parce qu’au fond, ce n’est pas seulement le bruit qui fatigue. C’est cette impression de ne pas réussir à trouver un vrai espace de repos. Un lieu où poser le corps. Un endroit où l’on ne lutte plus. Peut-être que cette rencontre à 16h00 apportera une solution. Ou au moins l’impression d’être entendue. En attendant, la mer continue sa traversée. Et moi, j’apprends que parfois, le vrai luxe n’est ni le buffet, ni l’opéra, ni les escales… Mais simplement une nuit paisible.
À l’attention du service recrutement MSC
Candidature spontanée – Réveil gastronomique de 5h30
Madame, Monsieur,
Résidant actuellement sur le Magnifica « croisière autour du monde 2026 » dans la cabine 12182 située juste sous vos cuisines, je me permets de vous adresser ma candidature spontanée au poste d’assistante matinale aux viennoiseries. En effet, grâce au doux roulement des chariots au-dessus de ma tête chaque matin à 5h30 précises, je bénéficie d’un réveil d’une régularité exemplaire. Une telle ponctualité méritait d’être mise à profit. Aussi, puisqu’il semble que je sois déjà officieusement intégrée au planning de démarrage de la brigade, je me disais qu’il serait peut-être judicieux d’officialiser ma participation : surveillance des fournées, contrôle du doré des croissants, voire encouragement moral des pains au chocolat dans leur ascension. Quitte à être réveillée avec tant de constance, autant contribuer activement à la réussite du petit-déjeuner. Dans l’attente de votre retour Idéalement après 6h00 je vous prie d’agréer l’expression de mes salutations encore légèrement ensommeillées.
Cordialement, ANNICK LEJEUNE FOUQUET
Je vous rassure, l’entretien avec Camilla, responsable des francophones à bord, s’est très bien passé. Comme elle me connaissait déjà de l’année précédente, elle a perçu immédiatement mon désarroi là où la réception n’avait vu qu’un simple dossier parmi d’autres. Elle m’a écoutée. Vraiment écoutée. Avec attention, avec bienveillance. Et surtout, elle m’a rassurée. Parfois, il ne faut pas grand-chose : quelques mots sincères, un regard compréhensif, la sensation d’être considérée. Lorsque nous nous sommes quittées, mon cœur était plus léger. J’osais à nouveau espérer. Le soir, au restaurant, j’ai partagé cet espoir avec mes amis canadiens. Nous avons parlé, ri un peu, tenté de relativiser. Je voulais croire que les choses allaient enfin s’apaiser, que cette parenthèse compliquée faisait désormais partie du passé. Puis la nuit est revenue. Et avec elle, à 3h15 du matin, le bruit sourd des cuisines. Les chocs métalliques, les roulements, les vibrations dans les cloisons… Ce son devenu familier, mais toujours aussi brutal dans le silence de la nuit. Mon cœur s’est serré. L’espoir fragile de la veille s’est fissuré. La suite, vous la connaissez…Les appels à la réception. L’attente. L’épuisement qui s’accumule. Et ce mélange de fatigue physique et de découragement moral qui finit par peser bien plus lourd que les valises. Un voyage est fait de lumières éclatantes… mais aussi de ces ombres inattendues qui nous testent.
24 & 25 février 2026 – Auckland – Nouvelle Zélande
Il était 9h15 lorsque je débarquais sur le quai du port d’Auckland avec de nombreuses vérifications de papiers. En plus du passeport, nous avions dû remplir une fiche de séjour. Il nous avait été fortement recommandé de ne pas transporter de nourriture sur nous lors de cette sortie.
C’est sous un ciel nuageux que je pars découvrir en bus MSC (excursion payante) Auckland, cette grande métropole néo-zélandaise posée entre deux océans, connue pour sa culture maritime et son ambiance cosmopolite. Même si la lumière hésitante des rues lui donnait un air presque mélancolique, moi, mentalement, j’avais le cœur en fête puisque j’allais enfin visiter l’empire des all blacks en fin de journée.
Notre premier arrêt fut la Sky Tower, qui culmine à 328 mètres de hauteur. Impossible de la manquer. Il suffit de prendre un ascenseur pour découvrir une vue imprenable sur toute la région. Mais par sa grandeur, est-ce qu’elle suffit à donner du caractère à cette ville ? Peut-être pas, mais elle donne certainement du caractère à un jeune marseillais, car lorsque le guide nous propose de faire un saut à l’élastique, il fonce, moi, je décline…Ensuite, nous nous dirigeons vers le front de mer, en direction du port de Waitemata, où de nombreux voiliers et yachts sont amarrés. Si je me souviens bien, c’est grâce à ce lieu exceptionnel qu’Auckland a gagné son surnom de « Cité des Voiles », notamment avec la fameuse America’s Cup en toile de fond, ce que nous confirme notre guide.
Nous longeons ensuite le viaduc Harbour, avant de repartir vers l’intérieur des terres… pour passer devant l’Eden Park, le mythique stade des All Blacks, où ont été remportés tant de trophées. Je pense notamment à deux joueurs légendaires : Dan Carter, demi-ouverture, et Byron Kelleher, demi de mêlée. Je garde un souvenir précieux de ma rencontre avec eux, l’un à Paris, l’autre à Toulouse. Ensuite, le bus nous dépose au centre du Haka, plongée au cœur de l’histoire des All Blacks. Moi, qui avait revêtu le maillot dédicacé de Dan Carter pour l’occasion, j’explosais de joie dès l’entrée. Je suis passée de salle en salle pour découvrir comment est née cette équipe mythique, comment elle s’est construite au fil des années et comment elle est devenue une légende du rugby mondial.
Même s’il n’y avait aucun joueur sur place, je ressentais leur présence partout. Dans les images accrochées aux murs, dans les couloirs chargés d’histoire, dans cette énergie presque palpable qui semblait vibrer encore. Le lieu respirait le rugby, la passion, les victoires, les combats. Et puis, une grande première pour moi : tenir un ballon Gilbert Rugby Laurent Gaya entre les mains. Un détail pour certains… mais pour moi, un symbole immense. En le touchant, j’avais l’impression de toucher un fragment d’histoire, un écho des matchs mythiques, des mêlées rugissantes, des hymnes repris à l’unisson. J’étais profondément fière, honorée d’être là, connectée à quelque chose de plus grand que moi. Une expérience intense, vibrante, pleine d’émotion et de passion. Je suis rentrée sur le bateau un peu chavirée, le cœur débordant, presque incrédule d’avoir vécu ce moment que je qualifierais sans hésiter d’exceptionnel. Moi qui avais assisté à plusieurs matchs au Stade de France, je comprenais soudain autrement la nature du haka. Ce n’était plus seulement une danse impressionnante avant un match. C’était un appel, un ancrage, une mémoire. Et la soirée ne faisait que commencer.
Après le dîner au buffet, j’ai assisté à un spectacle grandiose : une rencontre inoubliable avec Te Waka Huia, troupe emblématique venue de Nouvelle-Zélande, gardienne et ambassadrice de la culture maorie. Il y a des moments qui marquent profondément. Celui-ci en fait partie. À travers leurs chants, leurs danses et la puissance du haka, j’ai ressenti bien plus qu’un simple spectacle : une transmission. Une mémoire vivante. Une fierté culturelle portée avec force, dignité et générosité. Leurs regards, leurs gestes, leurs voix… tout racontait l’histoire d’un peuple, l’importance de préserver ses racines, de les honorer et de les transmettre.
Je suis remontée dans ma cabine habitée par cette énergie, encore portée par les vibrations des tambours et des voix. Je ne savais pas encore que ma gorge, déjà fragile, allait me rappeler à la réalité pendant la nuit.
Au lever du soleil sur Auckland, pour cette deuxième journée, je me suis réveillée avec une toux persistante, la tête un peu en vrac, le corps en décalage. Sans vraiment réfléchir à l’horaire ni au décalage, j’ai envoyé un message à mon ami chirurgien pour lui demander conseil. Fidèle à lui-même, d’une efficacité rassurante, il m’a envoyé une ordonnance par mail presque immédiatement. Je me suis sentie sauvée… enfin, c’est ce que je croyais. J’ai décidé de décliner l’excursion incluse à Auckland je l’avais déjà faite l’année précédente et je suis allée prévenir le desk excursions, car j’étais attendue à 10h15. Tout semblait simple, bien organisé dans ma tête. Mais rien ne s’est passé comme prévu. À la pharmacie, on m’a refusé de délivrer les antibiotiques : il fallait une ordonnance d’un médecin néo-zélandais. Me voilà avec une liste de cabinets médicaux en main. Le premier, tout près, n’avait aucune disponibilité. Un chauffeur de taxi, voyant mon désarroi, m’a proposé son aide. Il m’a accompagnée à pied jusqu’au second cabinet. Pas de place non plus. On m’a orientée vers un troisième, un peu plus loin. Je commençais à perdre pied. La fatigue, la toux, l’impression d’être seule à l’autre bout du monde… Mais ce chauffeur, d’une gentillesse incroyable, m’a conduite jusqu’au dernier cabinet. La salle d’attente était bondée. Une heure trente d’attente annoncée. Je n’avais pas le choix. J’ai payé 100 dollars neo-zelandais et j’ai attendu. D’abord un rendez-vous avec une infirmière, puis avec le médecin. Tout cela pour qu’il recopie exactement l’ordonnance de mon ami chirurgien parisien. Et pendant ces deux longues heures, le chauffeur de taxi m’a attendue. Sans supplément. Juste le prix du trajet aller-retour entre le cabinet médical et la pharmacie : 50 dollars. Dans cette matinée chaotique, il y avait eu cette lumière : la solidarité simple et sincère d’un inconnu. Voilà comment s’était déroulée ma dernière matinée à Auckland. Entre émerveillement culturel, fragilité physique et humanité inattendue.
Un voyage, finalement, ne se résume jamais aux paysages. Il se grave dans les contrastes : la puissance d’un haka, le silence d’une cabine, la main tendue d’un inconnu au bout du monde.Et il y en eut une autre. La main que m’avait tendue Camilla allait se révéler décisive. À peine arrivée sur le bateau, à peine entrée dans ma cabine, le téléphone sonne : je devais passer à la réception. On m’avait trouvé une nouvelle cabine. Sans bruit. Je ne marchais plus, je courais. Il était déjà 15h et je n’avais toujours pas déjeuné mais cela n’avait aucune importance. Je ne ressentais ni la faim, ni même la fatigue accumulée. J’étais portée par une énergie incroyable, presque enfantine. Une excitation pure. Comme si, enfin, l’horizon se dégageait. Tout est allé très vite. Ou plutôt… très intensément. Il a fallu tout déménager. Tout replier. Tout reranger dans les valises. Sans parler de toutes mes robes suspendues aux portemanteaux…
Mon nouveau chef de cabine, de son doux prénom « Romeo », en découvrant le lit recouvert de vêtements, s’est exclamé, mi-surpris, mi-amusé :
– Excusez-moi… vous êtes deux dans cette cabine ?
– Euh… non…
Il a regardé la montagne de tissus colorés.
– Que de vêtements… c’est une robe pour chaque soirée ?
– Presque…
Il a souri. Moi aussi. Ce petit échange léger venait conclure une journée qui m’avait mise à rude épreuve.
Lorsque tout fut enfin installé dans ma nouvelle cabine calme, silencieuse, presque irréelle la fatigue est tombée d’un coup. Une bonne douche, comme pour laver les tensions des jours précédents. Puis j’ai rejoint mes amis canadiens au restaurant. Et cette fois, je n’avais qu’une hâte : regagner ma cabine et, enfin, espérer passer une vraie nuit. Une nuit paisible. Une nuit sans fracas métallique à 3h15 du matin. Parfois, le luxe ultime n’est pas la vue sur l’océan. C’est le silence. All the best.
