Croisière 2026 Seule autour du monde
Et si une journée entière de votre vie disparaissait du calendrier ?
12 au 16 février 2026 – en mer
Puis la vie reprend doucement son cours à bord du MSC Magnifica. Le sport… le matin. Une conférence passionnante sur le langage des signes hawaïens. L’écriture de mon blog. Et puis je passe à l’écriture de la suite de mon autobiographie, page après page, comme un fil que je continue de dérouler. Je retrouve mes petits rituels. C’est le moment…Et puis il y a cette petite victoire : le presse-agrumes refonctionne. Un détail pour certains… mais pour moi, un vrai bonheur. Le goût des oranges fraîchement pressées, le matin, c’est un peu mon luxe simple, mon ancrage. Et puis, comme par enchantement, en fin de matinée, un message est glissé sous ma porte. Je vois l’enveloppe avec inscrit « MSC ». Pendant une seconde, je pense à un message officiel de la compagnie MSC Croisières. Une information, peut-être. Mais non. À l’intérieur, un mot. Un mot d’une dame qui a lu mon livre. Et qui l’a adoré. Je relis la lettre une fois. Puis deux.
Les mots dansent légèrement devant mes yeux. Comment décrire ce que je ressens ? Ce n’est pas de la fierté. Ce n’est pas non plus simplement de la joie. C’est quelque chose de plus profond. Comme une validation silencieuse. Comme si toutes ces heures à écrire, à douter, à me livrer, prenaient soudain un sens immense. Quelqu’un, quelque part, a été touché. Quelqu’un a reçu ce que j’ai osé déposer sur le papier. Je me sens émue. Reconnaissante. Un peu vulnérable aussi. Parce qu’écrire, c’est se dévoiler. Et savoir que cela a résonné dans le cœur d’une inconnue… c’est un cadeau immense. À cet instant précis, au milieu de l’océan, je comprends que les mots voyagent parfois plus loin que les bateaux.
La soirée se poursuivie par un diner hawaïen préparé par le chef, Chiro Sempre, au buffet du 13eme : Le Lomi Lomi Salmon, Saumon cru mélangé avec tomates, oignons et parfois piment. Très frais, presque rafraîchissant. On le sert souvent en accompagnement. Ensuite le. Huli Huli Chicken, Poulet grillé mariné dans une sauce sucrée-salée (soja, ananas, sucre brun). Caramélisé à l’extérieur, juteux à l’intérieur, le Garlic Shrimp, Crevettes sautées généreusement à l’ail et au beurre, souvent servies avec du riz. Simple, parfumé, délicieux. Et pour faire passer le tout, de la glace a la cerise. Un petit passage à l’amphithéâtre ou je rejoignais Michel…au spectacle : Un chanteur Hawaïen … une belle balade hawaïenne « Somewhere Over the Rainbow » de quoi finir la soirée sur un petit nuage.
En cette belle journée du 13 février, je ne sais pas si ce sont les chants hawaïens qui en sont la cause, mais je me réveille à 8 h 30. J’ai horreur de cela. J’ai toujours été ainsi, ça bouscule tout mon planning de la journée. Petit déjeuner vite fait, où je croise Bob, souriant :
— As-tu vu le message de Claire ? Elle a réussi à avoir ton autobiographie au pont 7. Elle est tout heureuse, elle qui voulait tellement savoir…
— Non, lui répondis-je. Je lui envoie un message tout de suite.
Puis je me rends à la conférence de presse de Massimo. Le sujet : les prochaines îles polynésiennes, Pago Pago et Apia. Et une belle surprise à la clé : une danse sur scène de Samoa qui travaillent dur sur le bateau. Je suis enchantée. Puis la journée suit son cours… bain de soleil venteux… dîner avec Bob et Claire qui, ayant parcouru les premiers chapitres de mon livre me pose pas mal de questions. Je suis heureuse d’y répondre au moins cela montre qu’elle s’y intéresse … puis je termine la soirée par une troupe de napolitains, quel dynamisme sur scène, quelle joie, que d’applaudissements… c’est le cœur léger que je remonte à ma cabine.
14 février … Saint-Valentin à bord ?
J’avais décidé, pour cette Saint-Valentin, de m’offrir un petit-déjeuner en cabine… une première pour moi. Même si le serveur est là à l’heure précise, ponctuel et impeccable, je suis un peu déçue par le plateau. Il ne me donne pas vraiment envie. Le jeune serveur, très poli, m’adresse un grand sourire en refermant doucement la porte… mais une fois seule, la magie retombe. Où sont les fleurs ? Les couleurs ? La petite touche romantique que j’imaginais ? À la place : un malheureux petit pain, un minuscule beurre, un dé de miel… Un jus d’orange non pressé, et même pas d’expresso. Pour un matin de Saint-Valentin, je rêvais d’un réveil pétillant, parfumé, presque théâtral. Je suis déçue…Vivement mon jus d’orange fraîchement pressé du 13ᵉ, celui qui pétille au soleil et qui, lui, a le goût des vacances. Dès que je sors de la cabine, c’était un véritable festival de cœurs rouges un peu partout sur le bateau. Tout le staff était en mode Saint-Valentin, avec cette énergie douce et festive qui flotte dans l’air quand l’amour est à l’honneur.
Lorsque je rejoins le bar du 5ᵉ pour prendre mon expresso, je passe devant un immense cadre romantique. Intriguée, je demande à mon amie au bar, Rossana Yaba ce que c’est ?
- « C’est pour la cérémonie de renouvellement des vœux, présidée par le commandant de bord, Pietro Sarcinella »
- « WOAH… MSC Croisières a vraiment fait les choses en grand »
Après quelques photos, je me rends à la conférence de presse de Massimo, où l’amour est à l’honneur avec un grand A. Il nous dit : « Oublions Carmen, qui ne s’est pas terminée très bien, et partons vers des histoires d’amour extraordinaires, de celles qui vous font rêver… ». Il nous parle d’amour avec un grand A. Il évoque ces amours qui, malgré les épreuves, choisissent la lumière. Comme dans L’élixir d’Amore, où Nemo Rino, avec son innocence et sa persévérance, finit par conquérir le cœur d’Adina. Comme dans Il barbière di Siviglia, où Rosina et le comte Almaviva déjouent les obstacles pour se retrouver enfin unis. Et puis il y a La flûte enchantée, où Tamino et Pamina traversent les épreuves initiatiques pour accéder ensemble à la sagesse et à l’amour véritable. Ce soir, nous dit-il, l’opéra sera une célébration de ces histoires-là. Pas celles qui brisent, mais celles qui élèvent. Celles qui font croire que, malgré les tempêtes, l’amour trouve toujours son chemin. Alors oui… je signe tout de suite. Parce que ces histoires-là me parlent. Parce qu’elles font vibrer quelque chose de profond, comme un air que l’on croyait oublier… et qui revient, intact. Et c’est le cas. Pour moi… « le chat » revient a mon esprit comme si je ne l’avais jamais quitté. Comme une évidence. Comme un souffle familier qui retrouve sa place. La conférence se termine en apothéose avec « Hymne à l’amour », la mythique chanson de Édith Piaf, interprétée par Céline Dion. Les premières notes suffisent à suspendre le temps. La voix s’élève, puissante et fragile à la fois, et les paroles résonnent différemment après cette matinée consacrée à l’amour. « Dieu réunit ceux qui s’aiment… » On ne pouvait rêver mieux pour conclure. C’était intense, vibrant, presque irréel. Un moment où tout semble aligné la mer, la musique, les cœurs. Et moi, je reste là, émue, avec cette certitude douce : l’amour, quand il est chanté ainsi, devient éternel. Ce matin, sachant que je vais danser une partie de la nuit… Pas de sport… plus sage, et puis j’ai envie de me faire belle alors je termine la matinée par une visite chez le coiffeur, non pour me rendre plus belle pour la soirée mais surtout afin de me sentir bien.
Ah message d’Anya, la montpelliéraine, qui me confirme comme l’année précédente, avoir organiser un dîner de célibataires pour célébrer la Saint-Valentin. J’ai toujours détesté cette fête. Pour moi, c’était une fête trop commerciale, trop « surfaite ». Une soirée de Saint-Valentin bien différente, j’avais hâte de retrouver mes amis célibataires — à peu près tous Français. Autour de la table, de nombreuses villes étaient représentées : Perpignan, Rouen, Montpellier, Marmande, Sanary… À l’exception de Michel, venu de Casablanca, et de Michelle, arrivée tout droit du Québec. À peine étions-nous installés que l’on commençait déjà à nous faire des reproches : il paraît que nous parlions trop fort… Comme à son habitude, Thierry, le Rouennais, voulait que tout le monde se lève pour trinquer. Nous l’avons fait, bien sûr, mais avec un peu plus de discrétion. C’est ainsi…L’atmosphère était franchouillarde, chaleureuse à sa manière, même si la décoration de la table se voulait solennelle : une nappe blanc immaculé, des cœurs rouges et dorés délicatement posés… Tout avait été soigné. Pourtant, l’ambiance n’y était pas vraiment. Sans doute parce que nous nous connaissions peu, et que nous n’avions peut-être pas tant de choses en commun. Le sujet que l’on avait le plus abordé était le passage de l’Equateur qui aurait lieu le lendemain, nous avions tellement de bons souvenirs.
Il n’avait fallu que quelques mots pour percevoir des étoiles dans les yeux des croisiéristes 2026. En parcourant le menu, je ne peux m’empêcher de comparer avec celui de 2025, qui m’avait semblé bien plus prestigieux. Je me souviens encore des huîtres gratinées, du feuilleté saumoné aux asperges… Cette année, je reste un peu décontenancée. Je choisis simplement deux entrées : magret de canard et terrine d’asperges. Je me dis que je me rattraperai sur le dessert… mais là aussi, déception : une simple crème vanille inondée de caramel. Comme moi, beaucoup pensent se consoler au fameux buffet de chocolat du 13ᵉ étage. Après quelques photos, nous nous dirigeons tous vers le 13ᵉ… mais là, surprise : la piste de danse est humide, une pluie fine tombe doucement. Je pense à ma coiffure, puis à mes talons de 8 cm pas question de glisser en dansant ! Le temps d’admirer le magnifique buffet de chocolat, exceptionnellement préparé par l’équipe du responsable de la restauration, je préfère finalement décliner. Je rentre tranquillement dans ma cabine, avec dans la main mon petit cœur en chocolat offert par MSC Croisières. Une Saint-Valentin en demi-teinte… mais tout de même ponctuée de douceur.
15 février 2026 – Passage de l’équateur.
Après un passage à la salle de sport, je décide d’aller marcher sur le pont, ravie qu’il n’y ait pas trop de vent. L’air est doux, presque complice. Pourtant, une effervescence étrange y règne déjà, comme si le navire retenait son souffle. Comment oublier 2025 ? Je revois mon apparence d’alors : peinture éclatante sur le visage, collier de fleurs parfumées, jupe tahitienne ondulant au rythme du vent. Puis ce bizutage mémorable : eau glacée, farine virevoltante, tomates écrasées… et, pour finir, du chocolat dégoulinant dans mes cheveux, sucré et collant, comme une signature. Et cette rencontre avec le roi Neptune en personne, Neptune, dieu des eaux vives et des sources, protecteur des pêcheurs, des bateliers et des chevaux… Comment oublier le fait d’avoir embrassé un poulpe géant pour être baptisée ? On se serait cru dans une pool party à Ibiza, version mythologique. Ce moment est resté gravé dans ma mémoire : vibrant, exubérant, presque irréel. Une parenthèse hors du temps. Alors forcément… je m’attendais à la même folie. À 11h15, la plupart des croisiéristes sont déjà sur le pont, prêts pour le baptême de l’Équateur. Moi y compris. L’excitation monte, palpable, électrique. Les regards pétillent, les téléphones sont prêts, les rires fusent. Mais rien ne se passe comme prévu. Pas de peinture sur le visage. Pas de collier de fleurs. Pas de jupe tahitienne. De la musique, oui. Beaucoup de musique.
Un orchestre napolitain aperçu la veille, entraînant et solaire. Et soudain, un envoi gigantesque de bulles de savon qui s’envolent vers le ciel, légères comme des promesses. Elles captent la lumière, se teintent d’arc-en-ciel avant d’éclater doucement. Rien autour de la piscine. L’ambiance est bien là, certes, mais différente. Plus sage. Plus maîtrisée. Une autre manière de célébrer le passage de l’Équateur. Peut-être trop de frais engagés en 2025…Et puis, au fond, qu’importe. Parce que moi, je me suis amusée. Vraiment. En oubliant les regards braqués sur moi — sans doute à cause de mon maillot de bain sexy — mais j’assume. J’ai chanté, crié, dansé comme une folle sur la piste. Les bulles éclataient autour de moi comme des éclats de rire, la musique vibrait dans ma poitrine, le pont résonnait d’une joie contagieuse. C’était ça, le principal : se sentir vivante. J’étais ravie que Michel soit présent pour immortaliser ce moment. Sa présence donnait une autre dimension à l’instant, comme si tout devenait plus réel à travers son regard et son objectif. Il capture les images, mais moi, je capture l’émotion. Nous en profitons pour déjeuner ensemble — chose rare, car nous sommes généralement en décalage. Quand je déjeune, lui prend souvent son petit-déjeuner. Ce simple repas partagé avait un goût particulier. Ne pas être seule.
Partager une table, échanger quelques confidences, rire d’un détail insignifiant… cela change tout. Puis à nouveau, bain de soleil… et mon blog. Écrire pour ne rien oublier. Pour prolonger la magie. En soirée, après un dîner avec mes canadiens préférés où les blagues fusent toujours avec un humour délicieusement piquant j’assiste au spectacle « Starlight ». Seule, comme souvent. La plupart des femmes ont peur de moi… mais j’assume. C’était magnifique. Des tenues rouges et noires à l’esprit délicieusement décalé. Des reprises de Fred Astaire, des crooners américains à la voix veloutée… Une atmosphère glamour, scintillante, presque hollywoodienne. J’ai adoré.
Ensuite, le spectacle des Samoa travaillant sur le Magnifica n’avait lieu qu’à 22h30. Je décide de remonter tranquillement dans ma cabine pour revêtir un « pareo » afin de respecter la tenue souhaitée pour la représentation. Je choisis la même que l’année dernière. Pourquoi me compliquer la vie ? Je savais déjà que beaucoup ne joueraient pas le jeu — et ce fut le cas. Comme l’an dernier. Mais peu importe. J’assume. Toujours. La soirée fut absolument exceptionnelle, riche en émotions et en partage. Quels applaudissements lorsque l’équipe Samoa de MSC est montée sur scène pour nous offrir un spectacle tout simplement superbe ! Leur énergie, leur talent, le travail acharné pour préparer cette représentation méritent d’être mis à l’honneur. Ils ont su créer un moment fort, authentique, vibrant. Un immense bravo à eux pour cet incroyable show. La soirée s’est poursuivie avec un magnifique buffet de glaces, accompagné de délicieuses brioches encore tièdes. Un véritable régal, aussi beau que bon. Les parfums se mêlaient, les rires continuaient, la nuit semblait ne jamais vouloir finir. Comme l’année précédente, juste avant de redescendre à ma cabine, j’ai eu la chance de croiser le commandant de bord pour une photo souvenir. Un très beau moment, simple et précieux, comme une signature au bas d’une journée lumineuse. Et en regagnant ma cabine, le cœur léger, je me suis dit que la magie ne tient pas toujours dans l’excès. Parfois, elle se cache dans une bulle de savon, un éclat de rire, un regard complice.
En cette belle journée du 16 février, le Daily Program que MSC glisse chaque soir sous ma porte affiche cette phrase : « Individuellement, nous ne formons qu’une goutte, ensemble, nous formons un océan. » Belle formule. Inspirante. Presque poétique. Mais si je suis honnête… ce n’est pas exactement ce que je ressens depuis le début de cette croisière. Je me sens davantage vague solitaire que goutte fusionnée. Présente, intense, parfois observée… mais pas diluée dans la masse. Peut-être que l’océan, je le porte en moi plutôt que de le chercher autour de moi. Et puis je lève les yeux : tenue conseillée ce soir élégante. Soirée de gala. Génial. Je vais pouvoir porter une création d’un grand styliste. Une tenue qui ne laisse personne indifférent.
Et, comme un cadeau supplémentaire, je rejoins Michel à la conférence de Massimo, qui me confirme qu’il dînera bien avec moi ce soir. Je souris et tape dans mes mains pour exprimer ma joie. Quelques personnes me lancent un « Chut ! » discret il faut dire que le sujet du matin est sérieux : la ligne de changement de date. Un thème fascinant, presque philosophique… franchir une ligne invisible et changer de jour, comme on changerait de vie. Moi, je déborde d’énergie. Pourtant, mes mollets me rappellent que j’ai un peu trop dansé hier. Alors je décide de rester tranquille, de m’installer au soleil, de laisser la lumière réchauffer doucement ma peau et apaiser mes muscles. Et là, message de @canal83. La question du jeu lors de la dernière étape a bien fonctionné. Un gagnant pour la parure. Je suis ravie. Il faut maintenant tourner une vidéo pour annoncer la nouvelle. Changement de maillot. J’enfile une belle robe blanche, parsemée de fleurs, légèrement transparente. Elle capte la lumière, flotte autour de moi comme une brise. Parfaite pour filmer sous ce ciel éclatant.
À la vue des regards sur mon passage, je comprends que ce n’est peut-être pas la tenue idéale pour entrer dans leur estime. Mais moi, j’assume. J’assume le choix de cette robe. J’assume la transparence. J’assume la lumière. D’autant plus qu’en France, il pleut. Ici, le soleil brille, la mer scintille, et je refuse de m’habiller en gris pour rassurer ceux qui n’osent pas la couleur. Peut-être que le Daily Program a raison, finalement. Individuellement, nous sommes une goutte. Petit appel de la réception pour savoir si tout va bien. Je ne m’y attendais pas… Il reste ce problème des bruits que j’entends vers 5h30, lorsque les salariés de MSC commencent à travailler en cuisine, juste au-dessus. Mais j’arrive à supporter, alors je ne dis rien. Comme c’est la soirée de gala, je prends un peu d’avance pour me préparer. Et puis je dîne avec Michel, comme à chaque gala… alors… Ose ou n’ose pas ?
Ce soir, le pont laisse place aux lumières du gala. Je troque le vent salé pour le murmure des conversations feutrées. Je porte une robe à l’esprit légèrement décalé, subtilement échancrée et pleinement assumée. C’est mon choix. Une silhouette libre, un pas décidé. Signée Fabrice Zaady Sullyvan, elle épouse le mouvement comme une voile capte le vent. Un mélange d’audace et d’élégance, de caractère et de grâce. Naviguer m’apprend la liberté. Ce soir, je la porte. Tant pis pour les regards méchants. Lorsque je rejoins Michel à l’amphithéâtre pour le spectacle, j’assume d’autant plus que je m’installe au premier rang. Oui, au premier rang. Je reconnais le chanteur : il s’agit d’@Ewin, ce chanteur samoan que j’aime beaucoup. J’en suis ravie. Le spectacle est une merveille. Au-delà de sa voix et de ses chansons, il illumine la scène… et moi avec. Que du bonheur. À la fin, j’en profite même pour immortaliser ce moment par une photo.
Ensuite, Michel me propose de prendre un verre au bar du cinquième pour fêter l’événement. J’accepte avec plaisir. Ce sera mon premier prosecco depuis le début de cette croisière. Deux femmes nous rejoignent, des connaissances de Michel, qui ont vécu au Maroc. L’une est un peu raide avec moi. L’autre beaucoup plus sympathique. Enfin… Michel s’excuse pour la première dès qu’elles partent. Puis il est temps de rejoindre le restaurant L’Eldera, où nous avions réservé une table. Le maître d’hôtel nous reconnaît. Il est tellement adorable. Lorsque je prends place à table, j’entends derrière moi la voix d’une femme : « Oh non, pas elle. » C’est fou, non ? Mais cela ne me gâchera pas le dîner. Il se passe d’ailleurs très bien, même si je trouve toujours que la qualité des mets a baissé. J’opte pour du saumon, un pavé végétarien et une crème aux griottes… Bof. Michel me propose d’aller à un autre spectacle, mais je refuse. Encore attendre une heure ? Non. Pas ce soir. Alors que je remonte, je croise une personne de MSC. Je la reconnais : elle était déjà là en 2025. Elle me demande si tout va bien. Je lui réponds oui… à part ces bruits de 5h30, mais je fais avec. Elle insiste pour prendre mon numéro de cabine et me dit :« Il faut le dire, vous êtes un Guest. ». À ce moment-là, je ne savais pas que j’allais passer à nouveau une nuit horrible, comme il y a environ trois semaines. À 2h25 du matin, ce sont des chariots roulants que j’entends, à plusieurs reprises, au niveau du plafond. Cela n’arrête pas. J’appelle trois fois la réception. Une heure plus tard, quelqu’un vient constater… puis repart en me disant :« Je m’en occupe. » Mais malheureusement, rien n’est fait. Le bruit continue. Épuisée, je finis par m’endormir vers 5h00.
