Croisière 2026 Seule autour du monde

Il y a des journées qui restent gravées

Par Annick Lejeune-Fouquet 12/07/2026 Mis à jour le 11/07/2026 17 min de lecture
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22 janvier 2026 – en mer

Rien à signaler, vraiment…Une de ces journées douces et précieuses où le temps semble suspendu entre ciel et mer. Le sport pour réveiller le corps, la lecture pour nourrir l’esprit, le soleil pour caresser la peau et apprivoiser doucement le temps qui passe. Et puis, presque comme une parenthèse enchantée comment l’oublier ? une conférence passionnante consacrée au canal de Panama, captivante du début à la fin. De celles que l’on n’aurait manquées pour rien au monde tant elles invitent au voyage, à l’histoire et au rêve d’horizons lointains. La soirée, elle, s’acheva dans l’élégance et l’émotion avec un somptueux spectacle d’opéra. Strauss était au rendez-vous, évidemment… Et avec lui toute la magie des grandes soirées en mer. Les notes semblaient flotter dans l’air comme une brise légère, enveloppant le navire d’une atmosphère presque irréelle. Pendant quelques instants, le bateau ne naviguait plus seulement sur l’océan, mais aussi au cœur du rêve.

23 janvier 2026 – Puerto Lemon – Costa Rica

Même si mon excursion n’était prévue qu’à 12h45, une belle journée sous le soleil s’offrait déjà à moi. À peine accostée, des musiques vivantes me parvenaient de loin… et quel bonheur c’était. Cela ne m’empêcha pourtant pas de me rendre au sport, même si ces sons m’attiraient comme un aimant.

Je n’avais pas vu la matinée passer, partagée entre le montage d’une vidéo et l’écriture de mon blog. Une petite chose avait toutefois changé dans mes habitudes : pour la première fois, j’allais enfin déguster une pizza sur le bateau. Une simple envie… ça ne s’explique pas. Il était déjà 12h30. Je filai vers l’amphithéâtre rejoindre les autres participants à l’excursion, puis montai dans le bus. Je m’installai côté fenêtre, là où la lumière vient caresser le paysage. D’abord, le port, cœur battant de la ville : cargos immenses, grues en mouvement, et cette effervescence propre aux grands quais. Très vite, nous avions rejoint les canaux de Tortuguero, où de grandes barques nous attendaient. Quel plaisir de glisser lentement entre les rives tapissées de végétation luxuriante. Le temps semblait suspendu.

Des paresseux apparaissaient entre les branches, immobiles et sereins, tandis que les oiseaux tropicaux ponctuaient le silence de leurs cris. Le long des berges, des bébés caïmans se laissaient deviner, à peine troublés par notre passage, et des iguanes se chauffaient au soleil. Ces deux heures, au calme, à l’écoute du moindre bruit, avaient été d’un tel repos que, trente minutes plus tard, lorsque apparaissaient les rues animées, j’eus du mal à me remettre dans l’ambiance. Puis la beauté des façades colorées, composant un patchwork vibrant, reflet de l’identité afro-caribéenne de Limón, me réveilla. Il ne m’avait fallu que quelques minutes pour me laisser gagner par le rythme de vie local, ponctué de musiques et de sourires. Dans une rue très animée, je me laissais aller à quelques pas de danse. À peine remontée dans le bus : changement de décor. Proches de la côte, la végétation tropicale surgissait presque à portée de main palmiers, fleurs éclatantes, feuillages luxuriants comme un prélude à la mer. Et puis, soudain, l’Atlantique s’étendait à perte de vue : un bleu profond, ponctué de reflets d’argent, accompagné du souffle léger des alizés.

Je m’attendais à rentrer directement au bateau, et pourtant, contre toute attente, nous nous sommes arrêtés en chemin. Le bus nous a déposés à côté d’un parc où vivaient d’immenses oiseaux. Le spectacle était magnifique. Dans cette forêt luxuriante, toutes sortes d’oiseaux se dévoilaient, du perroquet aux espèces les plus étonnantes. Les couleurs éclataient de partout, flamants roses compris, comme un dernier écho à cette palette tropicale qui nous accompagnait depuis le début du voyage. Une très belle surprise, peuplée d’animaux majestueux, avant de reprendre le bateau. Cette visite panoramique en bus n’était pas seulement un trajet : c’est une immersion dans les paysages, les couleurs et l’âme de Puerto Limón. Lorsque j’avais rejoint les deux couples canadiens pour le dîner, eux aussi s’étaient exclamés avoir eu une très belle surprise avec la visite inopinée de ce parc. Nous avions passé la soirée à parler de cette découverte qui nous avait émerveillés, riche en événements et en émotions. En fin de soirée, se produisait Andy Bunger, musicien au xylophone. Je préférai toutefois décliner l’invitation et rejoindre les bras de Morphée, d’autant plus qu’il me fallait attendre encore une heure avant le début du spectacle. Et puis, cette journée m’avait tellement enchantée que j’avais envie de rester sur cette note douce et enchanteresse.

25 janvier 2026 – Canal de Panama – Costa Rica

Un homme, un plan, un canal : le Panama… Dès le matin, j’étais sur le pont, micro à la main, prête à partager ce moment exceptionnel avec tous mes internautes. L’aube se levait à peine et je sentais déjà que cette journée serait à part, l’un de ces instants rares qui marquent un voyage à jamais. Peu après, la voix calme et posée du commandant de bord résonna dans le navire.

Il nous expliquait, étape par étape, comment se déroulerait cette journée hors du commun. Très tôt le matin, un pilote officiel du canal de Panamá monterait à bord afin de prendre le contrôle de la navigation pour toute la traversée. Il nous rappela que le canal de Panamá, long d’environ 82 kilomètres, constitue un lien vital entre l’océan Atlantique et l’océan Pacifique, évitant ainsi le long et périlleux détour par le cap Horn. Notre navire allait emprunter le nouveau système d’écluses, spécialement conçu pour accueillir des navires de nouvelle génération, plus grands, comme le nôtre. Ces écluses modernes, équipées de bassins économes en eau, témoignent d’une volonté de gestion plus durable des ressources en eau douce. Chaque sas, impressionnant par ses dimensions 427 mètres de long, 55 mètres de large et 18,3 mètres de profondeur permettrait d’élever puis d’abaisser le navire d’environ 26 mètres au-dessus du niveau de la mer. Tout au long de la journée, nous naviguerions à vitesse réduite sur le lac Gatún, l’un des plus grands lacs artificiels au monde, entouré d’une forêt tropicale luxuriante, où la nature semblait dialoguer avec des infrastructures modernes impressionnantes.

J’ai suivi, pas à pas, chaque étape de cette traversée, attentive à chaque manœuvre, à chaque passage d’écluse. Je savais que, pour moi, ce moment serait unique, que je ne reverrais sans doute jamais cette prouesse de mes propres yeux. Et c’est sans doute cela qui rendait l’instant encore plus précieux. Lorsque le pilote quitta le navire aux alentours de 18 heures, marquant la fin de cette traversée extraordinaire, nous entrions dans l’océan Pacifique, mettant le cap sur notre prochaine destination : Punta Arenas, au Costa Rica. J’étais profondément émerveillée. Éblouie par cette prouesse technique, par l’ingéniosité humaine capable de relier deux océans, mais aussi touchée par la beauté silencieuse de ce passage hors du commun. Une journée que je garderai en moi comme un trésor, consciente d’avoir vécu un instant que je ne revivrai sans doute jamais. La soirée s’est naturellement prolongée avec mes deux couples de canadiens. Évidemment, une bonne partie de nos échanges a tourné autour du canal de Panamá, tant cette traversée nous avait marqués. Chacun partageait son ressenti, son étonnement, les images fortes de cette journée hors du commun. Puis, presque spontanément, la conversation a pris une autre direction. L’un des couples demanda à l’autre, avec simplicité : « Moi, j’aimerais bien… je sais que tu sais jouer à la belote, est-ce que tu pourrais m’apprendre ? » Ce moment m’a touchée bien plus que je ne l’aurais imaginé. La belote m’a immédiatement ramenée à mon grand-père, à ces parties qu’il jouait autrefois. Lorsque l’un des Québécois a commencé à énoncer les règles du jeu, des souvenirs de jeunesse ont resurgi, doux et inattendus. C’était un instant intime, auquel je ne m’attendais pas, un beau moment vécu sans que personne ne s’en rende vraiment compte. Ces deux couples sont formidables : curieux, ouverts, capables de passer d’un sujet à l’autre avec naturel, rendant chaque échange riche et chaleureux. Quant au spectacle, la journée avait une fois de plus été si riche et si intense que je n’en avais presque plus l’énergie. Je suis tout de même descendue jusqu’à l’amphithéâtre. J’ai regardé ce qui était proposé ce soir-là : un spectacle de danse colombienne. Mais il fallait encore attendre près d’une heure avant le début, et honnêtement, je n’ai pas eu le courage. J’en avais déjà pris plein les yeux tout au long de la journée. J’ai donc préféré, une fois encore, rejoindre ma cabine, laissant retomber doucement les émotions, satisfaite et apaisée par tout ce que j’avais vécu.

25 janvier 2026 – En mer – Costa Rica

Je commence cette journée sous le signe de la fatigue. Mon premier réflexe est simple : me reposer… après tout, nous sommes dimanche. Le corps réclame une pause et, ce matin-là, il semblait parler plus fort que la volonté.

Mais très vite, une pensée s’impose à moi : mon engagement envers mon ami David Laplaud. Le chemin de Compostelle en 2027 n’est pas qu’un projet lointain, c’est une promesse, un cap intérieur. Alors je prends mon courage à deux mains et j’enfile mes chaussures pour accomplir mes 10 000 pas quotidiens. Chaque pas me paraît plus lourd que d’habitude, mais aussi plus symbolique. Comme si, au-delà du pont du bateau, je commençais déjà un autre voyage.

À 12 h précises, le commandant de bord prend la parole, comme chaque jour, pour nous informer des conditions de navigation. Mais cette fois, l’annonce est différente : l’escale au Guatemala est supprimée par MSC, officiellement pour des raisons de sécurité. Une vague de frustration m’envahit aussitôt. Toutes les excursions sont réorganisées et une deuxième journée à San Diego est désormais prévue. Je me demande alors si je vais réserver une nouvelle excursion pour cette journée supplémentaire, en plus de celle déjà programmée. Rien ne semble vraiment dépendre de moi ; les décisions tombent, froides et définitives, comme si le voyage se réécrivait sans consulter ses passagers. Le même sentiment me traverse lorsque j’apprends l’annulation de ma visite à Ilo, prévue dans quelques jours. Motif invoqué : plus de place. Pourtant, lorsque je m’étais inscrite, des disponibilités existaient encore… Pas de chance, sans doute. Ou peut-être MSC privilégie-t-il certains voyageurs ? La question reste suspendue quelque part entre l’incompréhension et la résignation.

Le passage chez le coiffeur, comme chaque dimanche, m’a apporté une parenthèse de détente. Ce Mauricien est toujours aussi sympathique, et ce rituel me fait du bien. Enfin, encore un refus pour le spectacle. Rien ne m’attire vraiment. Pas d’envie, pas d’élan. Et finalement, ce n’est pas si grave. Une journée sans éclat particulier, marquée par des contrariétés et de la fatigue, mais largement sauvée par la chaleur humaine, le plaisir du partage et ces moments simples qui donnent du sens au voyage. Heureusement, la véritable lumière de cette journée m’attend à table. Retrouver mes deux couples d’amis canadiens est un bonheur simple mais profond. Très vite, le tutoiement s’installe naturellement, les conversations s’animent, sincères, spontanées, pleines de vie. Nous sommes différents, c’est vrai, mais cette différence devient une richesse. Chacun apporte son regard, son histoire, sa sensibilité. Et autour de la table, entre éclats de rire et confidences, naît cette sensation rare et précieuse : celle d’être exactement à sa place, portée par la chaleur humaine au milieu de l’immensité de l’océan.

Moment particulièrement révélateur : l’un des deux hommes nous confiait hier soir qu’il avait désormais plaisir à venir dîner, chose qu’il ne faisait pas auparavant — et qu’il n’aurait même jamais imaginé faire. Il a précisé qu’il aimait aussi le buffet. Cela dit beaucoup : ces dîners sont devenus un rendez-vous choisi, attendu, un vrai moment de partage. L’anecdote de Kenzia a ajouté une touche de légèreté et de rire : elle nous a raconté qu’un jour elle avait emprunté la casquette de son mari sans remarquer ce qui était inscrit dessus — O.P.P. — déclenchant un fou rire général autour de la table. Puis vient un moment que j’attends toujours avec plaisir : quelques pages de mon livre, offert par mon ami Michel. Un roman de Marc Levy. J’adore son univers. Comment avait-il su que ce livre tomberait si juste ?

26 janvier 2026 – Puntarena – Costa Rica*

Le Costa Rica c’est la vie a l’état pur, / Costa Rica es pura vida

Mes nuits sont peuplées de rêves. Je suis seule, mais dans ma tête, jamais vraiment. Chaque soir, je m’endors comme un bébé. J’ai cette chance-là.

La fatigue accumulée par le sport y est sans doute pour beaucoup. Pourtant, certaines nuits, des bruits de chariots résonnent au-dessus de ma cabine jusque très tard. Un roulement continu, métallique, comme une vie invisible qui poursuit son activité pendant que le bateau s’endort peu à peu. Sur le moment, je m’interrogeais sans vraiment comprendre. J’apprendrai plus tard que ma cabine se trouvait juste en dessous des cuisines… Tout s’expliquait enfin. Malgré cela, le sommeil finit toujours par m’emporter paisiblement. Le plus difficile reste souvent le petit matin. Vers 5 h 30, les premiers mouvements recommencent au-dessus de ma tête et me tirent doucement du sommeil. Et là, impossible parfois de me rendormir. Alors je reste allongée quelques instants, entre rêve et réalité, à écouter le navire vivre avant l’aube. Je me lève finalement vers 6 h 30, presque toujours à la même heure, comme un rituel rassurant.

Après un petit-déjeuner simple des céréales, rien de plus je reprends le chemin de la salle de sport. Gymnastique au sol pour soulager mon dos, renforcer mon gainage, travailler mes squats. Chaque jour un peu plus, avec cette impression discrète mais précieuse d’avancer. Puis viennent mes 10 kilomètres de vélo, fidèles au rendez-vous.

Ensuite, je retrouve mon autre routine : mon blog. Téléchargement des photos, tournage d’une petite vidéo pour mes internautes… Ce lien invisible me nourrit profondément. Je suis seule, oui, mais je ne m’en plains pas. Quand j’observe certains couples autour de moi, déjà usés par les tensions et les disputes, je mesure aussi la paix que m’offre cette solitude choisie. Les femmes sont parfois intraitables, les hommes encaissent en silence enfin… c’est mon impression du moment. Et pourtant, je suis une femme moi aussi. Le déjeuner se fait au buffet, raisonnablement, sans excès ni trop de calories.

L’après-midi, direction Puntarenas, deuxième immersion costaricienne. Installée dans le bus, je me laisse porter. Puntarenas apparaît comme une bande de terre posée entre l’océan Pacifique et la douceur tropicale. Je remarquais que cette excursion étant offerte, je me retrouvais majoritairement avec des Français. Au bout de trente minutes, certains commençaient à reprendre le guide sur son discours. Peut-être était-ce dû à la chaleur ambiante : l’air est chaud, humide, vibrant. Ici, tout semble ralentir. Les premières images marquantes sont celles de la côte pacifique, avec ses longues plages bordées de palmiers. L’océan est tantôt calme, tantôt plus sauvage. Les couleurs sont intenses : le bleu profond de l’eau, le vert dense de la végétation, le sable clair chauffé par le soleil. La route traverse des quartiers simples et vivants. On devine le quotidien des habitants, les petites maisons colorées, les commerces locaux, une ambiance sans artifice. Puntarenas n’est pas une carte postale figée, mais un lieu authentique. Plus loin, la nature reprend ses droits : mangroves, arbres tropicaux, oiseaux, parfois un iguane immobile au soleil. On comprend vite que le Costa Rica est un pays où la biodiversité n’est jamais loin, même en ville. Par moments, certains points de vue offrent de superbes panoramas sur l’océan. Des instants parfaits pour s’arrêter, regarder, respirer. Des moments simples, mais puissants, où l’on se sent vraiment ailleurs. Cette visite est avant tout une mise en bouche. Elle ne cherche pas à impressionner, mais à faire ressentir l’atmosphère, le rythme, l’âme du Costa Rica. Une découverte douce, tranquille, qui invite davantage à l’observation qu’à la course.

Sur le trajet du retour vers le bateau, l’ambiance dans le bus change peu à peu. Comme s’il n’y avait pas eu assez du début de l’excursion pour remettre le guide en place, certaines remarques reprennent. En tendant l’oreille, j’entends des sons de cloche de croisiéristes non satisfaits : les deux excursions gratuites sont critiquées, puis les conversations glissent vers les dîners, jugés peu convaincants.

Ces commentaires accompagnent l’arrivée au port, contrastant avec la sérénité et la richesse des paysages encore visibles par la fenêtre. Malgré tout, pour moi, Ils n’altèrent pas l’essentiel : m’avoir fait ressentir l’atmosphère, le rythme, l’âme du Costa Rica, une découverte douce et tranquille qui invite davantage à l’observation qu’à la course.

Il est très tard lorsque je rentre à ma cabine. Aurai-je le temps de prendre une douche et de me changer pour aller rejoindre mes amis québécois au restaurant ? Par chance, je reçois un message de kenzia et de Claire : « Ce soir, nous dînons au buffet. Si tu veux, rejoins-nous… » Quel plaisir en lisant ces mots… alors ils m’apprécient vraiment ! Je suis comblée. Et comme à chaque dîner, tout se passe à merveille. Les blagues fusent, chacun raconte un peu de sa vie, une expérience, un souvenir. Ce moment rend encore une fois ce dîner tout à fait exceptionnel.

Alors que je consulte brièvement, sur ma pastille MSC, ce qui est proposé ce soir à l’amphithéâtre, je réalise que je n’ai pas vraiment envie d’y aller. Mon absence au spectacle n’a rien à voir avec les remarques entendues chez certains croisiéristes, rencontrés à plusieurs reprises en fin de soirée, qui me disaient ne plus y aller, jugeant les spectacles identiques à ceux de l’année précédente. Dans ma vie, j’ai toujours fait les choses par envie et non par nécessité, et c’est exactement ce qui me guide depuis le début de cette croisière. À part l’Opéra… à ce jour, aucun spectacle ne m’a réellement fait vibrer. Je décide finalement de regagner ma cabine pour écrire et lire. Heureuse de me retrouver dans mon cocon, même si le bruit persiste chaque soir jusqu’à 22 h et le matin a partir de 5H00, heure à laquelle je suppose le staff commence.

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