Croisière 2026 Seule autour du monde
Je crois que ma croisière commence enfin maintenant
10 mars au 14 mars 2026 – en mer
1er jour en mer et je me réveille en super forme… ça fait du bien. Je peux dire que ma croisière commence maintenant … enfin… ce qui me fait penser que j’aurai dû prendre le bateau à Sydney.. Rires…je vois les choses autrement… et je souris à nouveau à la vie. Je reprends le sport ou je l’avais laissé… puis conférence. On approche de l’Asie, il y a plein de choses a savoir, à visiter pour ne pas oublier…alors j’écoute le conférencier avec attention… puis un déjeuner léger… afin de prendre mon bain de soleil et oups de m’y endormir… résultat… un gros coup de soleil sur les bras… eh oui… bon ça va j’ai pris pas mal de crème @Posthelios de @larocheposay. Puis arrive le diner au restaurant ou le thon est à l’honneur… une partie de cartes et au lit… un peu dure la reprise du sport. Je ressens en fin de journée…et puis nous reculons a nouveau d’une heure… encore un défi réussi : 10298 pas YES
Deuxième jour en mer et toujours la forme. Cette vie me fait un bien fou… Je me sens tellement bien que je me fais plaisir dès le matin avec des œufs au plat et du jambon. À 9 h 00, mon sport est déjà terminé et j’ai déjà parcouru 4 360 pas. La moitié sur le pont 6, à l’extérieur, où je croise la plupart des gens… faisant la tête. Ça change des États-Unis ou de l’Australie où, lorsque l’on croise quelqu’un, il vous dit bonjour, vous fait un signe sympathique ou au moins vous sourit… Ici, non ! Enfin… je m’y habitue. Moi, je suis heureuse dans ma tête, et c’est déjà pas mal. Ce matin, le sujet de la conférence est le Japon et, en écoutant Massimo, j’ai vraiment envie d’y arriver. Alors je propose à Michel d’organiser notre journée du 23 mars. Il dit oui… mais si je ne le bouscule pas un peu, c’est compliqué ! Allez, je file sur GetYourGuide je les ai utilisés plusieurs fois, jamais de problème. Il faut d’abord vérifier que l’excursion incluse pour visiter Tokyo est bien prévue le 24 et non le 23.
Une fois cela confirmé, c’est parti : visite privative personnalisable du mont Fuji et d’Hakone avec chauffeur anglophone, de 10 h à 19 h 30… 280 €. À diviser par cinq, c’est très raisonnable. Bon… pour les participants, il y aura quelques petits désagréments… mais deux jours plus tard, tout sera enfin validé avec Al, Kenzia, Michel et Mickael.
La journée se poursuit à merveille. A 11 h 15, je rejoins les participants de l’équipe Terre pour le jeu World Game, suivi d’un déjeuner que je qualifierais d’exceptionnel. Pourquoi ? Parce que je fais une très belle rencontre : deux Italiens, Marcello et Daniele, qui vivent à Florence. L’un est ancien mannequin, l’autre créateur. Ils sont beaux, cultivés, élégants… le charme opère immédiatement. Et je suis ravie d’apprendre qu’ils sont en couple depuis plus de vingt ans. Ils vont tellement bien ensemble… Oui, ce fut une belle rencontre. Ensuite, un bain de soleil bien mérité… avant de me rendre à la répétition de l’animation Crew vs Guests. Ah oui, j’avais oublié de vous dire : j’ai accepté de représenter l’élégance à la française en défilant sur scène. À vrai dire, c’est une compétition voire un défi épique entre les croisiéristes et le personnel de la crew. Pour cette soirée, l’amphithéâtre est divisé en deux camps… Guests contre Crew ! J’avais déjà participé l’année dernière et cela m’avait beaucoup amusée. Il est 18 h 00 lorsque Michel m’annonce qu’il aimerait dîner avec mes deux couples de Canadiens, puisqu’ils se sont rencontrés. La rupture est à 18 h 30, donc aucun problème. L’ambiance est cependant un peu morose. Je ressens que Claire aurait préféré dîner au 13ᵉ, où l’Allemagne était à l’honneur… All the best ! La soirée se poursuit ensuite avec la partie de cartes habituelle, avant que je décide d’aller rejoindre l’Onyx. Le temps d’enfiler une petite robe violette du grand créateur Fabrice ZAADY Sullyvan, de tourner une petite vidéo pour les réseaux… et c’est parti pour fêter les deux mois passés à bord. J’y croise Anya… et nous voilà lancées sur la piste de danse ! Mais je vous rassure, pas jusqu’au bout de la nuit. Eh oui… on ne peut pas assurer le sport dans la journée 10 743 pas ! et danser jusqu’au petit matin…
Troisième journée en mer. Je me sens de mieux en mieux… mais ce n’est pas pour autant que je vais faire un petit déjeuner copieux. Ce sera fromage blanc, pruneaux et fruits… restons sérieux ! Puis vient le sport. Désormais, je le fais dans ma cabine : décontraction du dos, gainage, chaise… c’est plus simple. Et je dois dire que la salle prévue pour cela est un peu froide. Pas envie d’attraper à nouveau un rhume. Ensuite, je rejoins l’amphithéâtre pour la réunion sur les excursions le dernier tronçon déjà…
Eh oui ! Mais j’ai décidé de ne rien réserver cette fois-ci. Je vais gérer moi-même avec GetYourGuide. Je reste quand même un moment, puis je m’éclipse assez vite. La suite du programme : World Games au 13ᵉ étage, déjeuner au buffet… et vu le temps nuageux, une bonne sieste dans la cabine. Et oui, ce soir je dois être en forme : je vais défiler sur scène. Alors je me ménage. Je préfère attendre le dîner de 18 h 30 en lisant mon livre sur Agatha Christie… passionnant. Par chance, avant d’aller dîner, je croise Christophe. Je lui demande s’il pourrait me filmer pendant mon défilé ce soir. Eh oui, c’est un pro… et en plus il est toujours bien placé, parmi les premiers au milieu chaque soir. Il accepte tout de suite. Quelle chance !
De ce côté-là, je dois dire que je ne fais pas trop confiance à Michel… les hommes du Sud sont souvent en retard…
Puis arrive le moment crucial : le choix de la robe. Surtout éviter d’être sexy. Le thème est classe et élégance. J’opte donc pour une longue robe noire légèrement pailletée, ouverte dans le dos… un remake de la célèbre robe de Mireille Darc dans Le Grand Blond avec une chaussure noire. Vous vous souvenez ? Mais bien sûr, sous la signature du créateur Fabrice Zaady Sullyvan. Allez hop, je file au dîner retrouver mes amis canadiens, que je retrouve en pleine forme. Puis la partie de cartes habituelle. Très vite arrive le moment de tourner une petite vidéo pour les réseaux… puis 22 h 00 : je suis attendue à l’amphithéâtre pour le défilé. La salle est déjà presque comble. D’un côté les croisiéristes, de l’autre la crew. L’année dernière, cela avait été une bataille animée, remplie de jeux, de musique et d’esprit d’équipe.
Et une fois le départ donné, je vois que c’est exactement la même ambiance. Je suis prête. Je ne tremble pas. Et… c’est le succès à tous les niveaux. J’ai vraiment assuré ! Bon, sauf au niveau des pas : 9 000 seulement aujourd’hui… Mais cette prestation restera dans la boîte. Christophe a parfaitement immortalisé ce moment exceptionnel.
4ème journée en mer…Waouh… déjà 8 h 00 lorsque je me réveille ! J’ai dormi comme un bébé. J’apprécie tellement ma cabine que je pourrais y rester des heures entières… D’ailleurs, cela m’est déjà arrivé. Voilà bientôt trois semaines que j’y suis ; je vais devoir donner un petit pourboire à Romeo, mon chef de cabine. Eh oui… c’est bien normal. Je monte ensuite au petit déjeuner. Je croise plusieurs personnes qui me félicitent pour mon défilé d’hier soir. D’autres, en revanche, font toujours la tête sur mon passage… mais ce n’est pas grave, j’y suis habituée. Ceux qui me félicitent le plus sont plutôt les membres du personnel de MSC, surtout du côté de la restauration. Très sympa. Puis arrive mon petit rituel : fromage blanc et pruneaux, accompagnés de kiwis… j’apprécie. Oups… il faut que je me dépêche : c’est l’heure de la conférence sur le Japon. Pas question de rater cela, d’autant plus que je ne connais pas du tout ce pays. Cela promet d’être exceptionnel… j’ai vraiment hâte d’y être. Ensuite, un peu de sport… puis ma participation au World Game. Le défi du jour : baguettes en main, réussir à récupérer une nouille dans un bol de riz. Raté pour moi…
Et raté aussi pour notre équipe. Snif ! Puis je décide d’aller à nouveau sur @GetYourGuide pour réserver une compétition de sumo pour le 24 mars. Mickael est de la partie… trop chouette cette nana ! Allez hop… c’est dans la boîte. Je suis comme ça, moi : quand j’ai une idée, je la réalise. Déjeuner léger… puis marche sur le pont. Déjà 8 000 pas ! J’ai assuré. Je crois que j’ai bien mérité une petite sieste… car ce soir, il va encore falloir être en forme. Dîner de gala à 20 h 30, puis Neon Party au 13ᵉ étage. Oui… il va falloir assurer ! Je suis trop heureuse lorsque Michel me dit :« On ne se retrouve pas à l’amphi pour la prestation d’un prestidigitateur… » Je n’en avais pas envie… Cela me permet de faire un peu de Candy Crush et de Sudoku. Le rendez-vous est fixé à 20 h 15 devant le restaurant L’Eldera…
Eh oui, on ne change pas nos habitudes, même avec le Ramadan… Nous dînons toujours ensemble lors du dîner de gala. Au moins… il profite de ma robe. Ce soir, je me revêts d’une robe deux-en-un @fabricezaadysullyvan, une robe capable d’accompagner les deux soirées : le dîner de gala et l’after soirée Néon (électrique)… Entre le classique et le moderne.
Mon choix se porte sur une robe courte bleu électrique, mêlée d’argent, de noir et de vert…Des escarpins de dix centimètres complètent la silhouette. Je brille de mille feux. Je le vois aux regards figés sur moi à mon arrivée… mais peu importe… j’assume mon choix. Pour la première fois depuis le début de cette croisière, je remarque que le menu est à la hauteur. Il y a même du homard, très bien cuisiné… un peu plus petit qu’en 2025, certes j’ai les photos à l’appui mais enfin, dans l’ensemble, cela va très bien. Le dessert pommes caramélisées flambées aux calvados accompagnés d’une glace vanille me donne le sourire avant de rejoindre la soirée Néon au 13ᵉ pont.
À mon arrivée, je remarque un gigantesque buffet de pâtisserie…chocolat, beignets, brioches… Waouh, le pâtissier de MSC s’est surpassé… c’est exceptionnel ; Mais comment passer à côté de tous ces croisiéristes ayant en main un bâton lumineux, sautant d’un pied sur l’autre. Comment ne pas entrer dans la danse, impossible pour moi. Alors je rejoins la scène mais je m’aperçois qu’Il est compliqué de faire des vidéos nocturnes… alors je décide de monter sur le pont supérieur, mon bâton lumineux à la main.
C’est alors que j’aperçois un monsieur qui semble me suivre. Je projette de faire une vidéo improvisée en dansant, tout en essayant de caler mon téléphone… lorsque cet homme, que je ne connais pas, s’approche et me propose de me filmer. Je suis étonnée… mais j’accepte. Et je dois dire que le résultat est plutôt satisfaisant. En partant, il me dit :« J’adore vous voir sauter en l’air lorsque vous dansez. Si vous voulez d’autres vidéos lors des soirées, n’hésitez pas. ». Je le remercie chaleureusement avant de rentrer dans ma cabine pour une belle nuit peuplée d’étoiles scintillantes.
Dernière journée en mer avant Manille, nous naviguons autour des îles philippines, en direction de Manille. Nous poursuivons notre voyage dans les eaux tropicales, profitant du cadre pittoresque de l’archipel philippin. La température est douce 27 degrés mais le vent est très, très fort. Je m’en rends compte en marchant sur le pont 7… ça souffle puissamment. Aujourd’hui, après un petit-déjeuner anglais et une douche rafraîchissante, je me revêts du tee-shirt phare où est inscrit : « Girls can do anything », Afin de répondre à tous ces regards parfois malveillants. Mais je m’aperçois vite que celles qui en rient comprennent l’anglais… pour les autres, ce n’est pas gagné. Puis vient l’heure de la prise de température à l’Onyx, obligatoire pour notre entrée aux Philippines. Je m’attendais presque à une méthode un peu… intrusive… mais non : on passe simplement devant un appareil. C’est fou, le modernisme…Pas très fun. Je cours ensuite à la conférence où Michel m’attend. Le sujet : l’opéra de Rossini. J’adore.
Quarante-cinq minutes de bonheur entre les paroles du conférencier et la musique… un pur moment suspendu. Puis 11 h 15 arrive très vite : le World Games, où je soutiens l’équipe « Terre ». La mission du jour est étonnante : chacun doit apporter son shampooing, et l’équipe qui en réunit le plus gagne. Ce qui est drôle, c’est que la plupart des participants ne savent pas que Garnier et Elsève, c’est L’Oréal…Moi, bien évidemment… j’arrive avec mon shampooing L’Oréal Professionnel. Je remarque aussi un shampooing Redken…Cela me rappelle des souvenirs de l’époque où j’étais à la direction générale.
Un croisiériste français s’adresse alors à moi :« C’est génial que vous participiez. On vous voit trop peu… ». Je lui explique que je suis souvent sur mon ordinateur. Je dois avancer sur mon blog et mon autobiographie. La conversation s’engage. Et j’apprends qu’il me suit sur les réseaux sociaux depuis longtemps. Il connaît mon histoire…C’est assez drôle… et un peu troublant aussi. Puis la journée se déroule agréablement, comme elle avait commencé : déjeuner léger, petite sieste, ma marche quotidienne, et enfin le dîner avec mes Canadiens.
Ah… message de Claire : ce soir, ce sera au buffet. « C’est décoré, mais rien de plus… » m’écrit-elle. Je confirme ma présence… jusqu’au moment où je découvre que l’Italie est à l’honneur. Eh bien tant pis, je me suis tout de même revêtue d’une robe portefeuille marine aux étoiles filantes, toujours signée @Fabrice ZAADY Sullyvan. Mais je vous rassure… je suis très bien accueillie. Un immense buffet nous attendait, absolument magnifique. La décoration était superbe. Tout donnait envie de s’arrêter, de regarder, de goûter…C’était vraiment très réussi.
Et puis il y avait cette ambiance italienne si particulière : des gens qui chantent, qui dansent, des silhouettes élégantes…une atmosphère chaleureuse et festive, comme seuls les Italiens savent la créer. La chance que nous ayons, c’est que le bateau est italien, et beaucoup de membres de l’équipage le sont également. Même si ce n’est pas forcément le cas de tous les croisiéristes, l’esprit italien est bien présent à bord. C’était vraiment un très beau buffet.
Et j’ai eu la chance d’immortaliser ce moment avec l’un des chefs de la restauration, un sourire complice partagé au milieu de cette soirée pleine de saveurs et de musique. Puis arrive Michel…Eh oui, c’est la rupture : moi, je mange mes fruits… et lui, son potage. Mais nous nous apprécions, et c’est bien là l’essentiel. Par chance, la soirée se poursuit agréablement puisque mes chanteurs préférés montent sur scène. Des voix magnifiques, des décors exceptionnels… tout est réuni pour que je termine la soirée en beauté. Il est 21 h 30 lorsque Michel me propose de me joindre à lui pour la soirée crêpes au 13ᵉ pont. Mais je décline. Je préfère rentrer tranquillement dans ma cabine, savourer ce moment de calme après cette journée bien remplie. 10 493 pas…Contrat rempli.
15 mars au 16 mars 2026 – Manilla – Philippines
Il est 10 h 30 lorsque nous accostons. Les uns et les autres se bousculent pour sortir les premiers du bateau. Moi, je reste tranquillement à prendre mon petit déjeuner. Pas envie de sortir aujourd’hui : pour moi, ce sera demain avec l’excursion MSC. J’aime ces moments où je me retrouve seule ou presque à bord du Magnifica. Sport, jacuzzi, lecture… tout est réuni pour que je passe une belle journée de détente. Et c’est exactement le cas. La soirée commence par un excellent dîner avec mes amis canadiens, avant de rejoindre l’amphithéâtre pour assister à un magnifique spectacle philippin présenté par la Philippine Barangay Folk Dance Troupe de Manille, fondée en 1946. Les danses mettent en valeur la force et la grâce des femmes Kalinga des montagnes.
Le spectacle est haut en couleurs, les costumes sont d’une beauté incroyable. Chaque tableau transporte le public dans une autre région, une autre tradition. Je suis vraiment enchantée par ce spectacle. Pas de nouvelles de Michel… mais c’est normal : il a sans doute choisi de profiter de la soirée à Manille. Moi, j’ai préféré rester sage, sachant que mon excursion du lendemain commence très tôt.
En cette seconde journée ensoleillée, il est 8 h 30 lorsque je rejoins l’amphithéâtre pour le départ de notre excursion. La matinée commence par un transfert en bus depuis le quai. Bonne surprise : c’est Massimo, notre conférencier du Magnifica, qui se charge de traduire les explications du guide philippin. J’adore l’écouter ; il a cette façon passionnée de raconter l’histoire qui rend tout immédiatement plus vivant. Comme je le connais un peu, j’en profite pour lui demander discrètement de baisser la climatisation, un peu trop forte à mon goût. Je n’ai aucune envie de tomber malade. Il comprend tout de suite : il sait bien que je ne râle jamais pour rien. Le bus démarre et nous traversons d’abord le site du Cultural Center of the Philippines, véritable cœur des arts du spectacle du pays. Nous passons ensuite devant le Philippine International Convention Center et le Folk Arts Theater, deux bâtiments impressionnants, à la fois par leur architecture et par leur importance culturelle. Un peu plus loin, j’aperçois le Coconut Palace, un édifice assez unique, construit en grande partie avec des matériaux issus de la noix de coco. Une manière étonnante et ingénieuse d’utiliser les ressources naturelles du pays. Je trouve cela fascinant.
Nous faisons ensuite une courte halte au parc Rizal, où je découvre l’héritage du docteur José Rizal, héros national philippin. Sa statue domine le parc et constitue un véritable repère pour les habitants comme pour les visiteurs. Ce lieu chargé d’histoire a été le théâtre de nombreux événements importants dans la lutte pour l’indépendance du pays.
Notre route se poursuit ensuite vers Makati, la capitale financière des Philippines. Nous longeons l’avenue Ayala, véritable cœur du secteur bancaire philippin. En traversant Forbes Park, surnommé la « rue des millionnaires », j’admire les résidences impressionnantes qui s’y cachent derrière de hauts portails et une végétation luxuriante. L’excursion continue vers l’American Cemetery and Mémorial, un lieu particulièrement émouvant. Ce cimetière rend hommage aux soldats américains et philippins tombés durant la Seconde Guerre mondiale. C’est d’ailleurs le plus grand cimetière militaire américain situé en dehors des États-Unis. Nous retournons ensuite vers la vieille Manille, et le bus nous conduit à Intramuros, la célèbre ville fortifiée. En parcourant ces rues chargées d’histoire, j’admire les anciennes murailles et les vestiges de l’époque de la colonisation espagnole. La zone est connue pour ses nombreux sites historiques, notamment les ruines d’églises et les traces laissées par les conquistadors. Notre excursion se termine par un arrêt photo devant la cathédrale de Manille. L’occasion d’admirer sa magnifique façade avant de poursuivre vers le fort Santiago, qui surplombe l’entrée de la rivière Pasig. Cette forteresse espagnole a longtemps occupé une place stratégique dans la défense de la ville. Juste à la sortie, je croise un policier philippin, aux côtés d’une grosse cylindrée… rouge, d’une beauté… que dire… je lui en fait part c’est là qu’il me propose de faire un tour de ville, il a terminé son travail… Je dis oui… oui à la folie.
Après ce voyage entre le riche passé et le présent dynamique de Manille, nous reprenons finalement la route vers le port. Il est temps pour moi de retrouver le Magnifica et de poursuivre cette croisière qui n’en finit pas de me surprendre. Il est 14H00 lorsque je rentre dans ma cabine, avant d’y monter n’ayant toujours pas de nouvelles de Michel, j’en profite pour le signaler à la réception en passant… on ne sait jamais. Par la suite, je lui envoie un texto comme quoi il faut qu’il se manifeste, ce qu’il fait dans les dix minutes suivantes… je suis rassurée. Allez, direction mon coiffeur…Comme chaque semaine. C’est important pour moi d’être bien coiffée… « Parce que je le vaux bien », évidemment. Mais en ce moment, je suis aussi un peu obsédée par mon nombre de pas… Il faut bien se trouver une motivation ici ! Alors je remonte sur le pont. En marchant, mon regard est soudain attiré par un énorme bâtiment au loin. Un navire impressionnant… de la Navy américaine. Sans attendre, j’envoie une vidéo à Steeve, mon ami — ancien amiral de la marine italienne rencontré l’année dernière sur le bateau. Quelques instants plus tard, il me répond avec précision : USS Blue Ridge (LCC-19). Waouh…
Vu l’ambiance sur notre bateau… je me surprends à penser, sur un malentendu, que je pourrais presque me tromper de navire et monter à bord de celui-ci…Je partage la plaisanterie sur les réseaux…Il faut dire que les passagers ont l’air… un peu plus jeunes Oups… je n’ai rien dit. Il est presque 18 h lorsque je regagne ma cabine. Une douche rapide… et hop, tenue smoking ce soir. Après le dîner au restaurant, direction l’opéra : Le Barbier de Séville. Je l’ai déjà vu l’année dernière à bord, mais c’est avec un immense plaisir que je le redécouvre. Et dès les premières notes… c’est confirmé. Quelle prestance. Quelle voix. Je suis aux anges. C’est avec une mine réjouie que je remonte ensuite à ma cabine…Entre l’opéra, mes 11 420 pas, et la joie de revoir enfin mon ami Michel, la journée est pleinement réussie. Je commence par lui dire que je me suis inquiétée pour lui, n’ayant pas eu de nouvelles. Il s’excuse… et me tend un magné que je lui avais demandé de m’acheter, au cas où. Que dire…Je lui explique alors que, même si nous ne sommes qu’amis, il est important de savoir où chacun se trouve lors des escales. On ne sait jamais…Il me remercie à nouveau et s’excuse encore. Sur ces mots, je suis ravie de retrouver ma cabine. La fatigue se fait sentir…Je suis… heureuse, tout simplement.

