Croisière 2026 Seule autour du monde

Parfois, le voyage ne se passe pas comme prévu… et c’est justement là qu’il devient intéressant

Par Annick Lejeune-Fouquet 06/09/2026 Mis à jour le 05/09/2026 19 min de lecture
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05 & 06 & 7 mars 2026 – En mer

En cette première journée en mer c’est mon dernier jour d’antibiotiques. Même si je ne me sens pas encore totalement au top au niveau du nez et de la gorge, hors de question d’en reprendre. Je vais faire avec les moyens du bord… comme le ginger, par exemple. Après le petit-déjeuner, je me prépare à aller au bar du 5ᵉ pont pour en déguster un. Une petite habitude qui fait du bien. Ensuite, direction la conférence consacrée à Townsville, où nous arriverons le 8 mars.

Je profite aussi de la matinée pour avancer dans l’écriture de mon blog… ou peut-être devrais-je dire mon autobiographie, tant les souvenirs s’y accumulent. Le déjeuner sera léger. Eh oui, je ne vous l’avais pas encore dit : je me suis mise au régime. Résultat : marche obligatoire. Je recommence aussi doucement le sport, car les antibiotiques m’ont un peu affaiblie. Je cours ensuite à l’Onyx pour remettre mon passeport, comme on me l’avait demandé. Formalité réglée. L’après-midi se passe tranquillement au soleil, avec un bon livre. Un moment simple, mais précieux. Puis encore un peu de sport avant que la soirée n’arrive. Le dîner approche très vite. Je jette un œil au daily report : tenue conseillée, vintage.
Alors je pars à la recherche d’une robe vintage… pas si simple. Finalement, une robe noire, légèrement ouverte sur le devant, signée @Fabrice Zaady Sullyvan, semble parfaite. Allez, je file tourner une petite vidéo pour la faire valider par mes internautes… puis direction le restaurant. J’ajoute une veste… eh oui, j’ai quand même un peu peur que la tenue soit trop légère. Et je ne regrette pas : ce soir, avec mes amis canadiens, les conversations autour de la table sont un peu plus sérieuses, presque solennelles, comme si la nuit nous invitait à parler un peu plus vrai.

Il y a aussi un détail qui m’agace depuis plusieurs jours au restaurant : il m’arrive très souvent de prendre une salade… et elle arrive presque toujours avec de l’eau au fond et une tonne de sauce. D’habitude, je ne dis rien. Mais comme je sais que je vais en manger davantage à cause de mon régime, je décide d’en parler au serveur. Je lui demande simplement que la sauce soit servie à côté et d’éviter l’eau dans la salade, car c’est vraiment désagréable. Il s’exécute immédiatement, change la salade et m’apporte la sauce à part. Voilà. Problème réglé. Après le dîner, je rejoins Michel, qui a fait sa rupture, pour partager un peu de fruits avec lui. Un moment calme, avant la soirée. Nous assistons ensuite à un spectacle exceptionnel : trois chanteurs australiens reprennent des classiques des crooners américains. Une très belle surprise. Puis vient notre petite tradition : la partie de cartes. Eh oui… je joue aux cartes. Il est déjà bien après minuit lorsque je regagne enfin ma cabine. Je suis épuisée. Sans doute encore les effets des antibiotiques qui traînent dans l’organisme. Une longue journée… mais une belle journée.

Pour cette deuxième journée en mer, je me réveille avec un mal de tête qui semble s’être invité sans prévenir. Et il ne disparaît pas vraiment. Je cherche une issue à tout cela… et je la trouve, presque comme une bouée au milieu de l’océan, avec TchatGPT, qui me donne mille conseils pour retrouver la forme : sport, alimentation, équilibre de vie… et même un peu de sagesse côté cœur. Bénie soit cette petite voix numérique. Alors, en cette journée de mer capricieuse entre soleil, vent et averses je décide de me remettre doucement à l’œuvre. Côté repas équilibrés d’abord. Je ne manque pas de croiser le chef cuisinier pour lui demander des œufs pour le déjeuner. Fini ou presque les gâteaux, les glaces, les crumbles et les cheesecakes… enfin, disons que j’essaie. Puis vient le sport. Quelques exercices sur la chaise pour remuscler mes jambes… et surtout l’objectif sacré : 10 000 pas par jour.

Après un déjeuner sans excès, je me dis que je devrais aller profiter du soleil revenu et peut-être bronzer un peu. Mais manque de chance : à peine installée avec un livre que la pluie se met à tomber, comme si le ciel avait décidé de jouer avec moi. Retour en cabine. Heureusement, c’est un petit cocon où je me sens bien. C’est d’ailleurs la bonne surprise de ce bateau une cabine qui a été difficile à obtenir… mais qui est finalement parfaite.

Un peu de spray buccal une découverte achetée à Sydney et, sans même m’en apercevoir, je m’endors avec le livre encore dans les mains. Je sais… ce n’est pas très romanesque… et pourtant, c’est exactement la réalité. Lorsque je me réveille, il est déjà 17 h 30. Je n’ai pas vraiment faim. J’envoie alors un message à mes amis canadiens pour décliner le dîner de ce soir. Je préfère dîner plus tard, tranquillement, avec Michel. Mais avant cela, une mission m’attend : mes 10 000 pas. Je regarde mon compteur… seulement 4 000. Il faut s’y mettre sérieusement. Alors je marche. Beaucoup. À l’intérieur du bateau, faute de beau temps. Les couloirs deviennent mes petites routes maritimes. Au moment du dîner, je retrouve Michel au buffet. Je reste raisonnable : des aliments simples… et pas de dessert. Pendant que Michel part voir le spectacle Fantasia qui, d’après les images sur ma pastille MSC, ne me fait pas vraiment rêver je choisis de continuer à marcher. Encore quelques tours. Encore un peu. Et finalement… 10 202 pas. YES.

Dernière journée en mer… et, pour être honnête, je commence enfin à me sentir un peu mieux. Cette nuit, j’ai dormi profondément, comme si l’océan lui-même avait décidé de m’offrir une parenthèse de repos. Bien sûr, au réveil, un message de mon ex apparaît sur mon téléphone. Pas très sympathique… mais aujourd’hui j’ai décidé de ne pas laisser cela gâcher ma journée. Au contraire. L’air marin, l’énergie retrouvée et cette sensation de fin de chapitre me donnent envie de faire le point sur ces deux mois déjà passés en mer. Alors autant profiter de ce moment de calme pour regarder le chemin parcouru.

Bilan de deux mois sur le Magnifica

Après deux mois à bord, ce voyage est déjà autant intérieur qu’extérieur.

Les points positifs : Ces deux mois m’ont apporté quelques satisfactions personnelles.

  • J’ai notamment avancé sur un sujet important pour moi : la récupération des 12K perdus lors d’un piratage en 2023. Une vraie victoire en cours, qui montre que même en mer, certaines batailles continuent.
  • Ma cabine est rapidement devenue un repère essentiel. Un espace refuge pour me retrouver, me reposer et garder mon équilibre.
    Je souligne aussi le soutien de Camelia, toujours présente quand j’en avais besoin.
  • Certaines escales restent marquantes : Apia pour son dépaysement, Sydney pour son énergie.
  • Les rencontres apportent également une dimension importante au voyage, notamment avec mes amis canadiens et Michel, avec qui je partage des moments simples et agréables.

Les points plus mitigés : décalage avec l’ambiance à bord, comparé à 2025

  • Atmosphère froide, moins spontanée, moins vivante.
  • Le regard des autres : parfois insistants ou curieux. Rien de grave bien sûr, mais cela peut parfois donner le sentiment d’être observée dans un monde où chacun a ses habitudes bien ancrées.
  • La clientèle, plus âgée, et certains regards ou attitudes créent parfois une distance. Je ne me sens pas toujours à ma place dans cet environnement.
  • La restauration reste correcte mais beaucoup de mets proposés identiques au buffet.
  • Le restaurant Butcher’s Cut n’a malheureusement pas été une bonne expérience pour moi, alors que j’en attendais beaucoup.
  • Enfin, la vie nocturne ne correspond pas à mes attentes. J’ai essayé de m’y intégrer davantage, sans réel succès pour le moment.

Prise de recul : Après deux mois, je réalise que cette expérience est différente de ce que j’étais venue chercher. Je reste ouverte à l’évolution du voyage, tout en prenant conscience que mes attentes ne sont pas totalement alignées avec ce que je vis aujourd’hui. Et pourquoi pas découvrir le célèbre paquebot, le Queen Mary 2. Une autre ambiance. Une autre tradition maritime. Peut-être une autre façon de voyager.

Conclusion : Ces deux mois m’apprennent que la mer est autant un voyage intérieur qu’extérieur. Il y a eu de beaux moments, mais aussi un léger décalage avec mes attentes.

Rien n’est encore figé : l’aventure continue, et j’ai envie d’y croire. All the best…

Allez… il est 12 h 50… et seulement 4 711 pas au compteur. Impossible de rester là-dessus. Je décide donc d’aller voir mon cuisinier préféré pour mon omelette… oui aux protéines ! Et quelle omelette… exceptionnelle ! Je suis trop contente. Je commence vraiment à me sentir mieux, même s’il reste encore quelques quintes de toux qui me rappellent à l’ordre. L’après-midi s’écoule doucement, agréablement, comme suspendu entre une sieste légère, un bain de soleil et quelques pas tranquilles sur le pont. Le temps semble flotter au rythme du bateau…

En soirée, je n’ai pas très faim, mais je me rends quand même au buffet rejoindre mes amis canadiens. Ce soir, c’est l’Australie à l’honneur… kangourou et crocodile au menu ! Même si je suis au régime, je ne peux pas faire autrement que de goûter. Autant le kangourou me laisse perplexe je trouve qu’il a un petit parfum de Canigou pour chiens autant le crocodile, lui, me surprend agréablement. C’est fin, délicat… presque élégant en bouche. Il y a un peu d’animation, l’ambiance est joyeuse. J’en profite pour immortaliser l’instant avec un serveur qui porte le fameux chapeau de Crocodile Dundee. Les rires fusent… la forme revient. Michel me propose de le rejoindre à l’amphithéâtre pour le spectacle de ce soir, mais je décline. Je préfère faire le tour du bateau, même seule, pour atteindre mon objectif des 10 000 pas. Le vent du soir est doux, la mer sombre scintille sous les lumières du navire… et mes pas s’enchaînent tranquillement. Challenge réussi. Il est 21 h 30 lorsque je rentre dans ma cabine : 10 571 pas au compteur. Un peu de lecture… et bientôt, les bras de Morphée m’attendent.

08 mars 2026 – Townsville – Australie

En cette belle journée qui s’annonce, il est 8 h 00 lorsque nous accostons à Townsville, dans le Queensland. Lorsque j’ouvre mon téléphone, un message auquel je ne m’attendais absolument pas s’affiche. Il provient d’un Italien veuf de 70 ans à qui j’avais donné mon numéro lors de notre excursion commune à Sydney, afin qu’il m’envoie la vidéo du haka. Il me l’avait gentiment proposé et, moi, la passionnée de rugby que je suis, j’avais accepté… sans vraiment me méfier. Mais en lisant son message, je me sens immédiatement agressée. Je dois le relire plusieurs fois. Non pas parce que je ne suis pas réveillée, mais parce que ce qu’il écrit est franchement malsain : « Annick, vous êtes trop belle… je ne peux pas résister… j’en ai marre de me satisfaire moi-même… j’aimerais vous rejoindre dans votre cabine ou que vous veniez dans la mienne… » ; Là, je me dis : mais pour qui me prend-il, cet Italien ?

Ma réponse ne se fait pas attendre. Je lui écris clairement que je ne suis pas intéressée et que notre simple amitié me suffit largement. Fin de l’histoire. Je descends ensuite prendre un petit déjeuner copieux au 13ᵉ étage. Michel faisant le ramadan, je sais que nous ne mangerons pas ensemble et je ne veux pas lui donner envie.

Après cela, je le rejoins au bar du 5ᵉ étage pour une visite improvisée de la ville. Nous profitons d’abord de la navette mise à disposition par MSC, pour 12 euros. Une fois en ville, nous flânons dans quelques boutiques. Beaucoup sont fermées nous sommes dimanche mais certaines ont tout de même affiché un panneau :« Bienvenue au Magnifica MSC ». Michel cherche un spa pour un massage, tandis que moi je rêve de trouver un rooftop pour admirer la ville d’en haut et prendre de belles photos. Après presque une heure de marche, nous arrivons à The Ville Resort. La piscine y est absolument grandiose. Puis nous montons au rooftop de l’hôtel Ardo… et là, le spectacle est tout simplement exceptionnel. Une vue à couper le souffle, perchés à une trentaine d’étages au-dessus de la ville. Townsville s’étend sous nos yeux. J’immortalise ce moment par une vidéo pendant que je savoure un jus d’orange bien frais. Puis l’aventure continue. Nous commandons un Uber pour rejoindre les hauteurs de Castle Hill. Petite anecdote amusante : notre chauffeur, un Grec très sympathique, nous accueille avec… une chanson française :« Moi je sais bien faire l’amour ». Il ne connaissait absolument pas la signification, il avait simplement voulu faire plaisir à ses passagers français.

Je le taquine aussitôt en anglais : certains Français savent effectivement faire l’amour… mais je lui suggère plutôt Édith Piaf – L’Hymne à l’amour. Il change immédiatement la musique et nous rions tous ensemble pendant le trajet. Arrivés au sommet, la vue est magnifique. Devant notre enthousiasme, il accepte gentiment de nous attendre une dizaine de minutes pour que nous puissions prendre des photos. Cette colline de granit rose dominant la ville à environ 286 mètres d’altitude, nous permet de découvrir toute la courbe de la baie avec ses eaux turquoise. On distingue parfaitement : The Strand, la grande promenade en bord de mer, les plages et les palmiers qui longent la côte, les jetées et la marina. 

Juste en face de la ville apparaît Magnetic Island, une île montagneuse et sauvage.
Par temps clair, on voit très bien : ses reliefs verdoyants, les baies et plages isolées, les ferries qui traversent la mer pour rejoindre l’île. On a aussi une vue panoramique sur toute la ville : les quartiers résidentiels, les immeubles du centre, le port et la zone industrielle, les routes qui serpentent autour de la colline. De l’autre côté, mon regard se porte sur : les montagnes sèches du Queensland, la végétation tropicale, les routes qui disparaissent vers l’intérieur des terres. Je comprends maintenant pourquoi c’est un lieu incontournable. Et pour couronner le tout, Ce chauffeur de Uber nous offre même la course du retour vers le centre-ville. Alors que je ne m’y attends pas du tout, Michel me dit soudain

— Allons dans ce centre de massage thaïlandais que j’ai repéré ce matin… Je t’offre un massage pour la Journée de la femme. Quelle surprise ! Je ne m’y attendais vraiment pas.

— Profite, passe maintenant. Moi j’irai après, j’ai quelques courses à faire.

Moi qui ne suis pas très « massage », j’accepte quand même cette heure de détente promise. Michel est un habitué… pas moi. Massage thaïlandais, une première à 64 ans !

Et je peux vous dire que ça secoue. Je suis sortie plus cassée que détendue ! Mais Michel me rassure en riant :

— Tu verras, ce soir tu vas dormir comme un bébé et demain tu seras en pleine forme.

Pendant son massage, je décide de retourner dans un bar lounge que j’avais repéré le matin : Flinders Street Wharves.

J’avais aperçu des platines de DJ en passant. Après vingt minutes de marche, j’y arrive… et j’avais vu juste. Après avoir dégusté quelques bruschettas, je vais discuter avec le DJ. La conversation démarre simplement… et je lui raconte qu’il y a trois ans j’étais aux côtés de Martin Garrix.

La discussion s’anime, et très vite il me propose d’essayer les platines. Quel moment incroyable ! Quelques minutes de musique, une petite vidéo souvenir avec le DJ, et je repars le cœur léger et le sourire aux lèvres vers le point de rendez-vous de la navette MSC. Lorsque je retrouve Michel, je le remercie pour ce magnifique cadeau. Et c’est le cœur en fête que nous regagnons le Magnifica, après cette journée pleine de surprises, de rencontres et de panoramas inoubliables. Après une bonne douche… j’ai du mal à me changer de tenue pour aller au restaurant… pas le courage… c’est au buffet que je retrouve Michel et au lit…

09 mars 2026 – Cairns – Australie

En cette belle matinée nuageuse, je me sens en super forme… Du coup, je me lève encore plus tôt : 6 h 30. Aucun souci puisque mon excursion dans la forêt luxuriante de Cairns est prévue à 8 h 00. Allez… douche rapide, et je file au petit-déjeuner. À peine installée, je regarde au loin : l’île apparaît. Pourtant, quelque chose me trouble… J’ai l’impression que le bateau tourne en rond alors qu’il devait accoster à 7 h 00 à Cairns.

Alors que je m’apprête à quitter le 13ᵉ pont pour rejoindre ma cabine, une annonce faite depuis la passerelle par le commandant de bord m’interpelle. Sa voix est calme, mais grave :

« Nous rencontrons un courant très fort à l’approche de Cairns, auquel s’ajoute un vent soufflant à 20 nœuds en direction nord-ouest, dans le même sens que le courant. Nous avons tenté à trois reprises d’entrer dans le port, mais nous n’avons jamais réussi à respecter la réglementation portuaire minimale requise pour transiter par le chenal menant au port. Par conséquent, pour votre sécurité et votre confort, et en accord avec les pilotes du port, nous avons pris la décision difficile d’annuler notre escale. Nous sommes désolés de la gêne occasionnée, mais la sécurité reste notre priorité absolue. »

Autour de moi, le silence tombe comme une vague froide. Pour moi, pas de souci : c’était une excursion organisée par MSC. Mais je pense immédiatement à tous ceux qui avaient réservé la plongée sur la Grande Barrière de corail, ou un survol en hélicoptère…En regardant leurs visages, pas besoin de poser la moindre question. La déception se lit partout. Certains restent figés, d’autres soupirent, d’autres encore fixent l’horizon comme si l’île allait soudain se rapprocher. Et pourtant, elle est là… si proche. Le Magnifica va rester au mouillage en face de l’île. Un va-et-vient permanent de navettes assurera les urgences : les passagers qui doivent regagner le bateau après un périple personnel, ou ceux dont le débarquement était prévu. C’est vrai que les vagues ont l’air impressionnantes. Je fais quelques vidéos : le navire bouge, la mer semble nerveuse, presque sauvage. On sent tout le monde un peu désorienté.

Moi, je rentre tranquillement dans ma cabine. Et comme je me sens particulièrement en forme, je décide de reprendre le sport (selon le coaching très sérieux de ChatGPT). Tranquillement… en plus des 10 000 pas que je me suis fixée pour la journée. Ensuite, mon petit expresso au bar du 5ᵉ pont, et direction le bain de soleil où je passerai pratiquement toute la journée. Les animateurs assurent : jeux, musique, danses…Tout est bon pour faire oublier la mauvaise nouvelle. Et peu à peu, la magie du bateau reprend le dessus. La déception du matin laisse place à une sorte de folie douce : celle de profiter quand même, coûte que coûte.

Il est 17 h 00 lorsque je quitte le 13ᵉ pont pour me doucher et me rendre chez le coiffeur… où il m’attend, brosses à la main. En général, je suis sa dernière cliente. Je regarde l’heure : je ne serai jamais au restaurant pour 18 h 30. J’envoie un message à mes amis canadiens et je dîne finalement au buffet avec Michel. Puis vient le spectacle. Sur scène, une jeune femme réalise des dessins extraordinaires avec du sable. Oui… du sable. Et c’est absolument fascinant. Nous retrouvons ensuite Christophe et son épouse, qui reviennent de leur périple. Ils nous avaient quittés à Sydney pour justement aller plonger et voir la fameuse barrière de corail… et eux, ils ont réussi. Photos… vidéos…Juste assez pour nous faire saliver.

Je m’aperçois qu’il est déjà 22 h 00. Pourquoi ne pas rejoindre Anya à la soirée italienne, qui commence à 22 h 30 à l’Onyx ? Ce sera mon deuxième after depuis le début de la croisière. L’ambiance n’est pas folle, mais la musique est sympa. Et puis soudain retentit « Love Is in the Air », une chanson que j’adore. Comment résister ? Allez… je m’éclate un peu. Le temps d’immortaliser ce moment, les mélodies changent… et moi, curieusement, cela me donne envie de rentrer à ma cabine. Décidément… j’ai du mal à tenir tard. Mais au moins, mon défi des 10 000 pas est réussi : 10 426. Yes.

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